Nous l'avions attendu. Nous l'avions préparé. Nous avions décompté les jours jusqu'à cette date fatidique, ce 19 mars qui nous semblait si proche et pourtant si loin. Et enfin, il est arrivé. Par un froid mercredi matin, c'est déterminés à tout faire pour que ce voyage reste à jamais gravés dans nos mémoires que nous avons pris place dans l'avion qui, en trois heures, allait nous amener jusqu'à destination : Casablanca. Pendant huit jours, sillonnant le Maroc du nord au sud et d'est en ouest, affrontant tour à tour la pluie, le vent, la neige mais profitant également de ce soleil que nous étions venus chercher, nous avons pour un temps oublié qui nous étions, les groupes auxquels nous appartenions et les préjugés que nous avions battis. Pendant huit jours, faisant fi de l'image que nous donnions de nous dans ce cercle fermé qu'on appelle école, nous avons appris à nous connaître, à nous cotoyer et à nous apprécier. Pendant huit jours, nous avons rêvé.
Un voyage rhéto se doit d'être mémorable. Le nôtre l'aura été au delà de toute attente. Réussi aussi bien d'un point de vue culturel qu'humain, il restera en nous jusqu'à la fin de nos jours comme l'accomplissement de six années. Il représentera pour la plupart les derniers souvenirs, les derniers moments passés tous ensemble. Il symbolisera la fin d'un tout, la passerelle vers un autre monde, une autre vie. Il restera avant tout une expérience unique d'un point de vue humain. Car dans une dizaine d'année, ce ne sont pas des petites ruelles de Rabat que nous nous souviendrons, ce n'est pas la tête de dromadaire des souks de Fes ni les routes sinueuses du Haut Atlas que nous évoquerons en souriant. Dans une dizaine d'année, ce dont on se souviendra, c'est d'eux, des personnes qui ont fait de ce voyage ce qu'il a été, qui l'ont rendu plus grandiose encore qu'on n'aurait pu l'imaginer et qui en ont fait un rêve à l'état pur. Dans une dizaine d'année, leurs noms resteront ancrés dans nos mémoires, les traits de leurs visages gravés à tout jamais et leurs voix résonnant encore à nos oreilles :
"Oh, regarde, ya des vaches comme chez nous, elles sont même pas bronzées!"
"Ya pas de vierges dans ce pays.."
"Mais c'est quoi ce pays où on peut même pas violer les gens?!"
Un voyage rhéto se doit d'être mémorable. Le nôtre l'aura été au delà de toute attente. Réussi aussi bien d'un point de vue culturel qu'humain, il restera en nous jusqu'à la fin de nos jours comme l'accomplissement de six années. Il représentera pour la plupart les derniers souvenirs, les derniers moments passés tous ensemble. Il symbolisera la fin d'un tout, la passerelle vers un autre monde, une autre vie. Il restera avant tout une expérience unique d'un point de vue humain. Car dans une dizaine d'année, ce ne sont pas des petites ruelles de Rabat que nous nous souviendrons, ce n'est pas la tête de dromadaire des souks de Fes ni les routes sinueuses du Haut Atlas que nous évoquerons en souriant. Dans une dizaine d'année, ce dont on se souviendra, c'est d'eux, des personnes qui ont fait de ce voyage ce qu'il a été, qui l'ont rendu plus grandiose encore qu'on n'aurait pu l'imaginer et qui en ont fait un rêve à l'état pur. Dans une dizaine d'année, leurs noms resteront ancrés dans nos mémoires, les traits de leurs visages gravés à tout jamais et leurs voix résonnant encore à nos oreilles :
"Ya de la contraception dans l'air.."
"Oh, regarde, ya des vaches comme chez nous, elles sont même pas bronzées!"
"Tu veux intercepter ma main?"
"Santé! Non, avec..""Elle est méchante elle, faut la toucher partout!"
"Oh, le beau soleil bleu!"
"Ya pas de vierges dans ce pays.."
"J'ai remarqué, quand je bois beaucoup je tiens l'alcool.."
"Mais c'est quoi ce pays où on peut même pas violer les gens?!"
"Charmante.. Ta gueule!"
